Un nouvel Art de la Guerre
Jean-François Phelizon
Introduction par le général Sir Rupert SMITH
Postface d’Alain MINC

FORMAT :
220 x 140 mm

NOMBRE DE PAGES :
303 pages
ISBN :
978-2-36367-062-5
EAN :
9782363670625
Recensions des critiques et opinions de quelques lecteurs
« Déjà auteur de plusieurs ouvrages, dont l’excellente Introduction à la stratégie co-écrit avec Vincent Desportes, Jean-François Phelizon revient ici avec un ouvrage atypique. Progressant dans son raisonnement au travers de sept-cent-douze maximes regroupées en quatorze chapitres, l’auteur utilise une pédagogie particulière : si toutes peuvent être lues individuellement, l’ensemble offre une cohérence supérieure. C’est d’autant plus le cas que chacune est savamment pesée et laisse à méditer. L’ouvrage fait donc partie de cette catégorie bien particulière du livre de chevet, qui ne peut pas se lire d’une traite si l’on veut bénéficier de l’ensemble de ses leçons. Sur le fond, on notera l’attention particulière de l’auteur à l’égard
de deux aspects aussi essentiels que – relativement – peu traités dans la littérature. Le premier porte sur la narration et ses effets stratégiques : dans un monde complexe, aucune action politico-stratégique ne peut se passer de sens au risque d’être dénaturée par l’adversaire. Ce qui passe, nécessairement, par la relation aux hommes. L’auteur semble à ce niveau positivement influencé par la psychologie sociale. Le deuxième aspect est celui du temps, objectif comme subjectif, avec lequel il convient de jouer si l’on ne veut être pris au piège de la recherche systématique de la décision, là où l’adversaire poursuit des objectifs à long terme, dont la ligne d’horizon ne cesse de se modifier. Bien écrit, clair, c’est à la fois un essai particulièrement réussi de stratégie mais aussi une plongée dans la philosophie stratégique et tout lecteur ne peut certainement qu’y gagner en le lisant. » - Geostratégies.
« On recense nombre d’officiers qui se piquent de vouloir transposer au monde des affaires leur connaissance de l’art militaire. On lira plus utilement le cheminement inverse que nous offre Jean-François Phelizon, directeur général adjoint de Saint-Gobain, dans son dernier ouvrage : Un nouvel Art de la Guerre. Comme il l’écrit avec justesse: « on avait coutume de dire que l’argent est le nerf de la guerre ; aujourd’hui, c’est moins l’argent que l’opinion qui est le véritable nerf de la guerre. On avait coutume de privilégier les actions de vive force ; aujourd’hui, ce sont plutôt des actions obliques qu’il s’agit d’inventer et de mettre en place ». L’auteur est un fin connaisseur de l’analyse stratégique, qu’il décortique avec minutie dans une dizaine d’ouvrages qui mêlent les références à la pensée chinoise aux exigences du jeu d’échec. Il fournit ici un tableau complet des menaces et risques qui visent les organisations étatiques et économiques. Et le champ des agressions possibles semble sans limite : « Plus les sociétés humaines deviennent marchandes, plus elles ont besoin de sécurité ». Au-delà des coups qui peuvent être portés aux entreprises, institutions ou citoyens, Jean-François Phélizon pointe les effets suscités par les réponses étatiques. Avec la tentation d’une société de surveillance par anticipation qui justifierait sa mainmise sur la population par un souci a priori légitime de prévention des attaques. « Les forces régulières tirent de grands avantages de l’extension de la notion de secret », constate-t-il. Dans une volonté de renforcer la sécurité des personnes et des biens, l’élément différenciateur semble plus que jamais résider dans la détention de l’information. Qui permettra d’assurer un leadership à une entreprise, un avantage stratégique dans une négociation ou des meilleures conditions financières dans une transaction. Que l’on soit sur un champ de bataille ou dans les allées d’un conseil d’administration ou d’une salle de marché, c’est bien la connaissance qui fait la prospérité. Qu’il s’agisse de protéger celle déjà acquise ou de la faire croître. Reste alors à savoir identifier ce qui sera cette donnée à valeur ajoutée. « La qualité d’une information n’est pas d’être publique ou secrète. La nature des secrets est plus diverse que la classification utilisée d’habitude par les institutions politiques et militaires. Tous les secrets ne se valent pas, et toutes les façons de cacher une information ne se valent pas. Entre ce qui devrait être su, ce qu’on laisse entendre, ce qu’on cache à demi et ce qu’on ne montre pas du tout, il existe une continuité qu’il s’agit d’administrer », prévient l’industriel. Jean-François Phélizon connaît trop les arcanes du commerce international pour savoir qu’il serait contre-productif de formuler ses concepts stratégiques de manière obscure. C’est dans un style clair et concret qu’il livre au lecteur ses analyses nourries de sa pratique opérationnelle et de sa science académique. La société numérisée dans laquelle nous évoluons un peu plus chaque jour peut nous laisser croire à l’impérieuse nécessité d’accélérer continuellement nos échanges. Au point de limiter au minimum le temps de la réflexion et de l’analyse. « Dominer le temps consiste donc à rechercher l’anéantissement de l’adversaire, alors que jouer avec le temps consiste à rechercher l’attrition de ses forces avant d’envisager leur dislocation », avertit Jean-François Phélizon. Le temps consacré à la lecture de cet ouvrage fait assurément partie des préparations utiles à une meilleure compréhension du monde qui nous entoure. Dans ses dimensions économiques, politiques mais aussi éminemment humaines. » - Défis (Revue de l’INHESJ).
« Ce livre qui a été rédigé par un spécialiste des sciences de l’économie mais aussi de la stratégie. Il a déjà publié L’action stratégique (1998), Introduction à la stratégie (2007, avec le général Desportes) et un Relire l’art de guerre de Sun Tzu (1999). C’est d’ailleurs dans le droit fil de ce dernier ouvrage que s’inscrit Un nouvel art de la guerre. Les sept-cent-douze axiomes de J.F. Phelizon vivent avec leur temps (le premier axiome s’ouvre sur un jadis de circonstance), un temps de guerres asymétriques où l’opinion publique constitue une formidable main invisible (lire le chapitre V sur le narratif). D’où l’axiome n°22: Le théâtre des opérations est bien plus vaste que l’endroit où l’on se bat, les armes à la main. Il recouvre les terrains économique, financier, juridique, médiatique et numérique et l’axiome n°24: Celui qui pense que seule une armée livre bataille n’est pas de son temps. » - Philippe Chapleau (Ouest-France).

